Mardi 25 octobre 2005

  

J’aimerais savoir si la lune

se rhabille au soleil levant

si elle t’aperçoit dans la brume

qui te déporte loin devant

 

J’aimerais savoir si la dune

repoussera un jour le vent

si elle a croisé la peau brune

de ton visage étincelant

 

J’aimerais voir quand il s‘allume

le phare éblouir l’océan

le voir éclairer les écumes

de mon regard sur le néant

 

J’aimerais quitter l’amertume

qui m’emprisonne en un ruban

trouver les fleurs que tu parfumes

pour m’en refaire un talismam

Il faudrait guérir mes brûlures

puis abandonner mes tourments

pour me revêtir d’une armure

et affronter ton ouragan

Mais je ne verrai ni de dune

ni de fleurs danser pour le vent

je suis de ceux qui se consument

quand le soleil est trop brûlant.

Paroles et musique  Didier Pétrix

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Mardi 25 octobre 2005

Une éclipse de lune comme point de repère

Un souvenir de brume, un écho de colère

Un parfum d'amertume au milieu des éclairs

Quelques mots de rancune et ta main que je perds.

Petit morceau d'image blotti dans mon imper :

Je garde ton visage sur mon coeur insulaire

dans un corps en naufrage sans vigie, sans repère.

Où sont le doux visage et ta main que j'espère ?

Assise sous le vent je fais face à l'hiver.

Il faudra que le temps peu à peu me libère  

De cette image d'avant, ce tableau d'hier : 

Ton amour que je sens et ta main que je sers...

Paroles et musique : Didier Pétrix

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Jeudi 13 octobre 2005

Uomo e donna da soli

cercando la meta di ogni

raggiungere l’amore che aspetta

raggiungersi in una coppia bella

Uomo e donna gli sguardi

signore grande, signorina bruna, mi piaci

stare insieme, ucire la sera, aspetta

cosi fan tutti e piange sempre la bella.

Ma guarda intorno c’é il destino

che cerca uno, ma chi ? Gaetano.

Uomo e donna insieme

ti chiamo ancora quando sogno la notte

quando vai, quando vieni occhio

ascoltami, ascoltami ti prego

Uomo et donna, i bimbi

quanto ne vuoi, 1,2,3, tanti

figlia tua, figlia mia, nostra

lei capisce e lo chiama papa

Ma guarda intorno c’é il destino...

Uomo e donna separati

dove sei quando ti cerco le notti

ti sto cercando, ti sto chiamando ancora

ti sto cercando, ti sto chiamando ancora

Ma guarda intorno che c’é il destino

che m’ha preso uno,si ! Gaetano.

Donna, donna, donna

Donna bella, donna sola, mamma

Paroles : Didier Pétrix  Musique : Didier Pétrix et Sébastien teulié

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Jeudi 13 octobre 2005

Il n'est pas encore temps de te coucher

Sous quelques lierres, sous quelques fleurs séchées.

Lève-toi, lève-toi.

Sois de l'amour déchu le pilier qui s'obstine

Aux promesses déçues assassines.

Il n'est pas encore temps de te coucher

Sous quelques lins, sous quelques draps tachés.

Lève-toi, lève-toi.

La fin n'est pas certaine lorsqu'on est seul au monde

Quand bien même la blessure est profonde.

Il n'est pas encore temps de te coucher

Te sacrifier sur un autel caché.

Entends-moi, lève-toi.

L'aurore est une alliée quand la nuit te déchire

L'espoir doit te rallier l'avenir.

Il n'est pas encore temps de te coucher

Pour un visage dont les mots ont triché.

Entends-moi, lève-toi.

Sois de l'amour prochain le pilier qui s'obstine

En promesses tenues et dociles.

Il n'est pas encore temps de te coucher

Malgré les pleurs, malgré les heures gâchées

Lève-toi, lève-toi.

Ton nom résonne encore comme une source sûre

Les notes d'un accord qui rassure.

Paroles Didier Pétrix 

Musique Frédéric Gomes et Didier Pétrix

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Dimanche 9 octobre 2005

Rien est écrit

Rien est à craindre

Dans ton esprit

Rien est à feindre.

Ligne ou destin

Au creux des mains

Ne changeront rien

Petit, petit pantin.

Pas de maldonne

Mais du courage

Pour être un homme

Pour être un sage.

Et la promesse

De vivre pour

L’étrange ivresse

De l'amour.

Rien est acquis

Rien est à rendre

Rien est repris

A l’âme tendre.

Quand vient le cri

De la naissance

On sait que la vie

Recommence.

Je t'aime

Tout est à faire

Tout est à peindre

Ni ciel, ni terre

Ne doivent s'éteindre.

 

Paroles et musique : Didier Pétrix

 

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Dimanche 9 octobre 2005

 

Quelle heure est-il à ton cœur ?

Sommes-nous encore à la même heure ?

Nos mécaniques, nos engrenages

auraient-ils faibli avec l'âge ?

Quelle heure est-il mon Amour ?

As-tu fait le compte à Rebours ?

Avons-nous pris du retard

en menant nos vies sur le tard ?

Quelle heure est-il chrysalide ?

Me reconnais-tu sous mes rides ?

Combien reste t-il de bonheur

à ceux qui l'ont pris de bonne heure ?

Quelle heure est-il ballerine

pour que déjà mon corps décline

et que s'estompe autour de moi

la magie douce de tes pas ?

Quelle heure est-il mon orgueil ?

Qui de nous portera le deuil ?

Qui choisira les chrysanthèmes ?

Qui dira le dernier "je t'aime" ?

Quelle heure as-tu mon épouse ?

Vas-tu bientôt sonner ce douze ?

Dis, si tu devais quitter ce monde

je te suivrai à la seconde.

Paroles et musique : Didier Pétrix

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Dimanche 9 octobre 2005

Barbara s'est couchée

Elle s'est endormie devant nous

Elle a blanchit sa peau de blonde

Elle a vidé ses veines trop longues

Barbara n'a rien dit

Pour ne pas faire de jaloux

Sur ce qu'elle a voulu voir en dernier

Un dessin, une phrase, un ours familier

Quelques fois j'irai sur ton Autel

Pour te parler, pour te chanter

Que si l’amour est parallèle

On devrait plus tard se croiser

Barbara est partie

Toujours à l'heure aux rendez-vous

J'étais noté bien avant sur son cahier

Avant la mort et son drôle de voilier

Barbara s'est couchée

Elle s'est endormie devant nous

Elle a sourit comme la Joconde

Elle a dû suivre un vol de colombes

Quelques fois j'irai sur ton Autel….

Si tu te lèves, appelle, si tu te lèves

Si tu te lèves, appelle...

Paroles Didier Pétrix - musique Didier Pétrix et Frédéric Gomes

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Samedi 8 octobre 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m'baladais sur l'avenue lorsqu'ils m'ont mis la main dessus

m'ont habillé de haut en bas d'un drôle de vert que je n'aime pas

ils m'ont réappris à marcher on avait dû mal m'enseigner

ils m'ont coupé les cheveux et couvert d'un béret tout bleu

ils m'ont fait marcher dans la cour "en avant" et "demi tour"

"garde à vous" "rompez les rangs" vous êtes très beau mon Lieutenant

50 euro, ça c'est mon salaire je suis un gentil militaire.  

 

Tous les matins des piqûres tous les midis, du bromure

tous les soirs des lentilles toutes les nuits des pastilles

maintenant, je suis bien réglé je fais bien pipi dans l'évier

je crache partout, je rote aussi si je pète ? Bien sûr surtout la nuit

mes cauchemars se sont dissipés maintenant je rêve des gradés

ils viennent cirer mes chaussures et nettoyer mes vomissures

on ne me prend plus à la légère depuis que je suis militaire. 

 

Toute la semaine, on fait la guerre au beau milieu des fougères

le fusil d'assaut en main faut tuer tous les copains

faut grimper, faut ramper faut ramper, faut grimper

le week-end on lessive ha ! la discipline est excessive

le midi, ça se complique on est réduit au pic-nic

faut chauffer sa petite boîte sur une petite branche étroite

je suis heureux ! j'en ai pas l'air ? faut dire que je suis militaire 

 

On est tout le temps en manœuvre qu'il vente, qu'il neige ou qu'il pleuve

on dort sous de petites tentes qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente

se plaindre est un sacrilège qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige

le footing ça fait du bien même à quatre heures du matin

pour surprendre l'ennemie on fait des promenades de nuit

pour endormir sa surveillance on communique par flatulences

j'avoue que j'ai du savoir-faire depuis que je suis militaire

je m'baladais sur l'avenue lorsqu'ils m'ont mis la main dessus

m'ont habillé de bas en haut d'un béret, d'un fusil d'assaut

je suis un homme maintenant !! c'est vrai, qu'est-ce que j'aurais été devenu

si j'aurais pas été militaire ? Médecin ? Docteur ? Toubib ?

Paroles et musique : Didier Pétrix

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Samedi 8 octobre 2005

 
Je suis un petit morpion, je me balade de poil en poil
je suis poli, je suis glouton, j'aime bien sucer jusqu'à la moelle
Je suis un petit parasite, je me promene de touffe en touffe
quand mes amis me rendent viste, on papote, on se fait des bouffes
 
Omnivore de profession je suis un petit morpion
j'aime les lions, j'aime les forts je ne suis pas dans mon décor.
 
 
Je suis un petit morbac un spécialiste de l'épiderme
un fin limier, un nouveau kojak je pique aussi les pachydermes.
Je suis une petite bestiole un opprimé, un clandestin
je brille moins que la luciole mais, moi la nuit, je fais des festins.
 
 
Toréador de l'incision je suis un petit morpion
j'aime les lions, leur toison d'orje ne suis pas dans mon décor.
 
 
Je suis un petit morpion je vais partir, trouver la jungle
à homme, à cheval ou en avion j'irai piquer comme une épingle.
Je serai le plus gros morpion Super Morbac, Dracula, Excalibur
je laisserai sur chaque lion un grand "M" sanglant pour signature.
 
 
Ce soir, plein d’esbroufe je pars, mon baluchon est prêt
Adieu, je vous embrasse touffes je vais chercher du sang frais.
Je perfore, c'est ma passion je suis un très gros morpion
je suis beau, acrobate Merde, y'a quelque chose qui me gratte...
 
 
Je suis un petit morpion un accoutumé du transit
un docteur es-démangaison un locataire illicite.
Je suis un petit morbac un courtisan de la crinière
sans point d'attache, juste un bivouac, j'ai plutôt l'âme aventurière.
 
Car ce soir, plein d’esbroufe je pars, mon baluchon est prêt
Adieu, je vous embrasse touffes je vais chercher du sang frais.
Je perfore, c'est ma passion je suis un très gros morpion
je suis grand, beau, fort, acrobate
mais  y'a toujours quelque chose qui me gratte...
 
Paroles et musique : Didier Pétrix
 

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Vendredi 7 octobre 2005
 
 
 
Dans l'administration il est un point sérieux
clair, sans exception, bien-sûr : Faire la queue.
Etant plutôt novice en longue file d'attente,
j'ignorais tout du vice et des heures accablantes :
Bloqué derrière une masse qui avait bien sué
je cherchais de l'espace pour un peu respirer.
J'étais depuis deux heures debout dans mes baskets
J'avais fait sans ardeur déjà... dix centimètres.
 
Administraçion ! Qu'est-ce que tu tamponnes ?
Administraçion ! Pose ton téléphone !
 
Et scrutant les contours de notre file indienne
Je compris que mon tour viendrait l'année prochaine !
Me vint alors l'idée subtile et mensongère
de me faire appeler par un homme imaginaire.
"Pardon...? Moi...? Oui j'arrive ! Permettez, je crois qu'on m'appelle."
Et je tentais l'esquive vers mon sauveur virtuel.
Je doublais triomphant mille regards belliqueux
jusqu'au cri d'un géant : "Eh nanard, à la queue !"
 
Administraçion ! Qu'est-ce que tu tamponnes ?
Administraçion ! T'as trop de trombonnes !
 
Comme je faisais le sourd à l'approche du guichet
je me sentis moins lourd en fait, je volais !
Le géant très adroit jouait avec mes bretelles
et comme elle étaient à moi je valsais avec elles.
D'en haut je vis la queue qui n'en finissait plus
au fond j'étais heureux car je n'y étais plus.
Je fini par m'aplatir sur le grand mur d'en face
et je vis avant de mourir qu'on piquait ma place !
 
Administraçion ! Qu'est-ce que tu tamponnes ?
Administraçion ! T'as trop de trombonnes !
 
 
Ca fait bien longtemps que je suis là, aux cieux
mais même chez le tout puissant il faut faire la queue.
Bloqué derrière une masse, même si je suis éternel
je ne tiendrais pas des masses...Permettez... je crois qu'on m'appelle
 
Paroles et musique : DIDIER  PETRIX  Plus d'info sur http://www.didierpetrix.com
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