Sur le chemin de l’école je n’ai pas entendu le vol
de cet oiseau scintillant qui venait contre le vent.
Sur le chemin de l’école je n’ai vu qu’une auréole
un brouillard incandescent un orage noir et sang.
J’ai eu peur quand tout s’est mis à trembler
quand tout s’est mis à tomber
quand j’ai vu ces corps mutilés sur le sable
little boy, fils du diable.
Sur le chemin bombardé j’ai trouvé des hommes brûlés
qui marchaient droit devant comme de nouveaux émigrants.
Sur le chemin dévasté j’ai vu des enfants immolés
et des femmes bleues de peau qui leur faisaient un berceau.
J’ai eu peur quand tout s’est mis à tomber
Quand tout s’est mis à brûler
quand mon corps s’est mis à couler sur le sable
enola gay, fille du diable.
Sur le chemin disparu pleurer est un superflus
je n’entends plus rien autour pas un appel aux secours.
J’ai eu peur quand mon corps s’est mis à trembler
quand mon corps s’est mis à brûler
j’étais seul, j’étais inguérissable
hibakusha, intouchable.
Sur le chemin revenu mon désir est absolu
j’irai prier les idoles d’en faire un chemin d’école
Paroles : Didier Pétrix - Musique : Sébastien Teulié
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Quelques mois près l'écriture, je tombe sur un article présentant l'ouvrage d'un survivant japonais. Il explique dans son livre que ce 6 août 1945 il partait à l'école, suivant un petit chemin le menant à la ville. Il n'a ni vu ni entendu l'avion. Il a été secoué par l'explosion et a découvert les ravage en marchant au milieu des décombres, des blessés marchant hagards et des morts.